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	<title>Association des Gautreau de France</title>
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		<title>Association des Gautreau de France</title>
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		<title>Un Gautreau au Cameroun</title>
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		<dc:date>2008-08-18T14:59:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi un Gautreau Camerounais ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1967, plein d'id&#233;alisme et d'insouciance, je d&#233;cide de partir au Cameroun comme volontaire du progr&#232;s, pour aider ce pays en voie de d&#233;veloppement. Le Cameroun situ&#233; en Afrique de l'Ouest, entre le golf de Guin&#233;e et le lac Tchad, est un r&#233;sum&#233; de l'Afrique, au point de vue g&#233;ographique, climatique, ethnique, &#233;conomique, folklorique, voire politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
A mon arriv&#233;e je suis affect&#233; dans le Sud, &#224; Nkondjock, choisi pour devenir le centre de l'op&#233;ration (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/expression-libre-rub025" rel="directory"&gt;Expression libre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi un Gautreau Camerounais ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1967, plein d'id&#233;alisme et d'insouciance, je d&#233;cide de partir au &lt;strong&gt;Cameroun &lt;/strong&gt; comme volontaire du progr&#232;s, pour aider ce pays en voie de d&#233;veloppement. Le Cameroun situ&#233; en Afrique de l'Ouest, entre le golf de Guin&#233;e et le lac Tchad, est un r&#233;sum&#233; de l'Afrique, au point de vue g&#233;ographique, climatique, ethnique, &#233;conomique, folklorique, voire politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon arriv&#233;e je suis affect&#233; dans le Sud, &#224; Nkondjock, choisi pour devenir le centre de l'op&#233;ration Yabassi-Bafang. Celle ci consiste &#224; d&#233;placer des populations volontaires provenant d'une zone surpeupl&#233;e des alentours de Bafang (150 &#224; 200 habitants / km&#178;) vers une r&#233;gion distante d'une cinquantaine de km o&#249; la densit&#233; de population n'est que de 3 &#224; 5 habitants /km2. L&#224;, le niveau de vie peut &#234;tre meilleur en cultivant en plus des cultures vivri&#232;res, le caf&#233;ier et le cacaoyer. Mais cette terre d'accueil n'est pas un &#233;den ; aucune route d'acc&#232;s ; pas d'infrastructure ; un climat &#233;quatorial (il y tombe 4 m&#232;tres d'eau par an). La maladie du sommeil, le paludisme, la bilharziose, les serpents, etc. y font des ravages. Il faut domestiquer la foret vierge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit village de &lt;strong&gt;Nkondjock&lt;/strong&gt;, dont le nom dans la langue locale signifie &#171; pays des &#233;l&#233;phants &#187; ne compte &#224; cette &#233;poque que quelques centaines d'habitants qui n'ont pour la plupart jamais ou rarement vu de &#171; blanc &#187;. Ces autochtones vivent dans des cases faites de carbotes : planches de bois assez r&#233;guli&#232;res en &#233;paisseur, mais non d&#233;lign&#233;es, obtenues en fendant le carbotier avec des coins en bois. La toiture est compos&#233;e de feuilles de palmiers tress&#233;es. Leur subsistance est assur&#233;e par la culture des arachides, de l'igname, du taro, du macabo et de la cueillette des fruits : oranges, safous, papayes, bananes. Les prot&#233;ines animales sont essentiellement fournies par la chasse (singes, &#233;l&#233;phants ) ou la volaille. Les bovins et &#233;quid&#233;s sont exclus pour cause de maladie du sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le cadre de vie que je trouve &#224; mon arriv&#233;e &#224; Nkondjock, ainsi qu'une case sans grand confort ! Qu'importe, je suis &#224; pied d'&#339;uvre et tout reste &#224; faire. Je suis accompagn&#233; par d'autres volontaires, fran&#231;ais et allemands. Nous sommes tous conscients de construire un avenir nouveau aux pionniers comme aux autochtones. Nous entreprenons l'un, de &lt;strong&gt;monter une menuiserie&lt;/strong&gt;, l'autre, de faire des &lt;strong&gt;essais de nouvelles cultures&lt;/strong&gt; vivri&#232;res ou industrielles (ma&#239;s, ananas). Une infirmi&#232;re cr&#233;e un &lt;strong&gt;dispensaire &lt;/strong&gt; et assure l'initiation sanitaire des femmes. Plus tard les chinois qui nous ont rejoints mettent en place la culture du riz. Quant &#224; moi, j'assure la partie technique : construction du &lt;strong&gt;garage pour l'entretien des camions&lt;/strong&gt;, voitures, mobylettes, tron&#231;onneuses, etc. Puis j'installe &lt;strong&gt;l'eau ainsi qu'une mini centrale &#233;lectrique avec deux groupes d'un total de 60 kVA, qui permet d'alimenter le village en &#233;lectricit&#233;&lt;/strong&gt;. Je dirige &#233;galement, du moins en partie, la construction des cinq premi&#232;res cases en dur (toujours uniques &#224; ce jour). Le tout gr&#226;ce &#224; l'aide cons&#233;quente de la coop&#233;ration fran&#231;aise et du fond europ&#233;en de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m'aider dans ces diff&#233;rentes t&#226;ches, je recrute des apprentis et les forme pour qu'&#224; mon d&#233;part ils puissent me remplacer et assurer l'entretien du mat&#233;riel afin que les installations survivent durablement. Pour n'en citer que quelques uns, Titi-Jean devient b&#251;cheron, Abel Mbang et Marc Tchahou apprennent la m&#233;canique, Jean-Paul Irock l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de mon contrat de deux ans, je quitte Nkondjock plus d&#233;velopp&#233; et devenu sous pr&#233;fecture. J'y laisse de nombreux amis avec qui j'ai v&#233;cu des moments plus ou moins faciles. Je pars pour le Nord du Cameroun pour travailler dans une usine de coton.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le temps passant nos relations s'estompent. Mais des ann&#233;es apr&#232;s je pense toujours a ceux qui sont rest&#233;s dans leur village et souhaite les revoir, principalement Marc dont j'ai pu appr&#233;cier les qualit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2002, je d&#233;cide avec Nicole mon &#233;pouse, Astrid ma ni&#232;ce et J-Richard un ami, de repartir pour le Cameroun pour revoir Nkondjock et les personnes avec qui j'avais travaill&#233;. Je veux aussi savoir ce qu'il est advenu de mon travail et de celui de mes coll&#232;gues, trente ans apr&#232;s notre d&#233;part. Je crains secr&#232;tement de ne reconna&#238;tre personne et de trouver toutes les installations &#171; g&#226;t&#233;es &#187; ( terme couramment utilis&#233; par les Africains, signifiant d&#233;t&#233;rior&#233;, hors d'usage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arrivant &#224; Nkondjock par une piste en plus mauvais &#233;tat que nous l'avions laiss&#233;e &#224; notre d&#233;part, en un mot &#171; d&#233;fonc&#233;e &#187; (plus de 2 heures en 4x4 pour 50 km), je ne reconnais plus les lieux o&#249; circule beaucoup de monde dans les rues. Je d&#233;cide alors de m'adresser &#224; un groupe d'hommes et l&#224;... surprise ! La premi&#232;re personne qui s'approche de nous, n'est autre que Marc. Je le reconnais. Je lui dis que lui aussi me connait. A ce moment il comprend qui je suis et me tombe dans les bras en pronon&#231;ant mon nom. Les retrouvailles sont &#233;mouvantes. Abel &#233;tait aussi pr&#233;sent. Quel hasard ! D'autres personnes qui ont assist&#233; &#224; la sc&#232;ne ont tout compris. La nouvelle du retour du &#171; Blanc &#187; au pays circule vite. Dans les minutes qui suivent nombreux sont ceux qui viennent me revoir et me saluer : Boubou devenu chef coutumier, Tchugou&#233; Damase adjoint au maire, J-Paul Irock agriculteur, le responsable de la nouvelle centrale &#233;lectrique qui &#233;tait gamin &#224; l'&#233;poque de ma pr&#233;sence &#224; Nkondjock mais qui m'avait vu vivre parmi eux, etc. Chacun raconte sa vie pass&#233;e et pr&#233;sente, ses difficult&#233;s &#224; survivre depuis le d&#233;part des Europ&#233;ens et l'arr&#234;t de l'aide de la coop&#233;ration. Presque tous se retrouvent sans travail, donc sans revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc m'informe qu'il s'est mari&#233; quelques ann&#233;es apr&#232;s mon d&#233;part, qu'il a huit enfants et qu'il a pr&#233;-nomm&#233; son premier fils &#171; Jean Gautreau &#187; en l'honneur de celui qui lui avait appris son m&#233;tier. C'est ainsi que le nom des GAUTREAU est arriv&#233; dans un village du Sud Cameroun, au beau milieu de la for&#234;t &#233;quatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Jean Gautreau Tchahou a pass&#233; son bac et travaille maintenant dans une petite entreprise de Douala. Il r&#234;ve d'&#233;tudier l'informatique. H&#233;las, il n'en a pas les moyens financiers car il doit, en bon a&#238;n&#233;, aider ses parents quasiment sans ressources et payer les &#233;tudes de ses fr&#232;res et s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sachant m&#233;ritants, nous essayons, Nicole et moi de les aider dans la mesure de nos possibilit&#233;s. Nous soutenons actuellement la scolarit&#233; du second fis, Henri, en 3&#232;me ann&#233;e d'&#233;lectricit&#233;. Nous pensons que la meilleure solution pour eux, est qu'ils apprennent un m&#233;tier avec qualification, afin qu'il puissent obtenir un bon emploi dans leur pays. Bient&#244;t ce sera le m&#234;me souci pour Clarisse, B&#233;atrice, Patrick, Flore, Vanessa et Yolande. Si nous en avons les moyens, nous continuerons de les aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Marc, nous allons essayer de lui faire parvenir un moulin &#224; farine, pour le ma&#239;s. Cela devrait lui permettre de gagner environ 1000 Francs CFA ( 1,5 euros) par jour et ainsi d'am&#233;liorer la vie de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le moulin est arriv&#233;... les &#233;tudes reprennent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme promis &#224; nos amis Camerounais : Marc, Pauline et leurs enfants (dont Jean Gautreau Tchahou), lors de notre voyage pr&#233;c&#233;dent, je me suis employ&#233; pendant plusieurs mois &#224; trouver un moulin &#224; farine d'occasion et &#224; le pr&#233;parer de mon mieux. Puis en mars 2003, accompagn&#233; de Nicole et d'un ami J-Richard, nous embarquons pour le Cameroun charg&#233;s comme des mulets par ce fameux moulin de 80 kg. C'est dire s'il restait peu de bagages personnels pour le voyage !&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au moteur &#233;lectrique, il ne nous reste qu'&#224; le r&#233;cup&#233;rer &#224; notre arriv&#233;e &#224; Douala, car il nous est offert par la soci&#233;t&#233; LEROY-SOMER d'Angoul&#234;me, qu'ici je remercie vivement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accueil est tel que pr&#233;vu. Jean Gautreau Tchahou, qui a r&#233;ussi &#224; obtenir quelques jours de cong&#233;, nous attend &#224; l'a&#233;roport avec l'un de ses oncles poss&#233;dant un taxi. Il nous faut acheter le fil et le disjoncteur n&#233;cessaires &#224; l'installation, l'alimentation &#233;lectrique devant s'effectuer chez le voisin de Marc. La distance de raccordement variant au cours de la discussion de 10 &#224; 30 m&#232;tres, nous d&#233;cidons par s&#233;curit&#233;, d'acheter 40 m&#232;tres de fil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage vers N'Kongjock s'effectue sans probl&#232;me La piste a &#233;t&#233; refaite pour permettre aux grumiers d'extraire de magnifiques troncs d'arbres plus que centenaires. La for&#234;t dite &#171; vierge &#187; est pill&#233;e et n'est plus que l'ombre d'elle m&#234;me. Nous avons de la peine &#224; la voir ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A N'Kondjock, apr&#232;s les retrouvailles toujours aussi &#233;mouvantes, nous nous mettons au travail : d&#233;ballage, triage, puis assemblage des diff&#233;rentes pi&#232;ces. La recherche du moindre morceau de bois pour la fabrication d'un support pour recevoir le moulin et le moteur nous prend d&#233;j&#224; beaucoup de temps. Puis tentative de branchement &#233;lectrique chez le voisin qui, h&#233;las est &#224; plus de 50 m&#232;tres !... Et Impossibilit&#233; de trouver du fil &#233;lectrique. Nous pensons alors &#224; effectuer les essais chez un autre ami, Abel N'Gueta qui poss&#232;de un garage de l'autre cot&#233; de la route, et transportons toute notre installation sur une remorque &#224; v&#233;lo. Mais il n'y a que des &#233;pis de ma&#239;s &#224; moudre !. Qu'importe, nous nous mettons tous &#224; &#233;grener ceux ci et pouvons enfin proc&#233;der aux essais. Quel plaisir de voir les yeux &#233;merveill&#233;s de la vingtaine de personnes qui a suivi l'&#233;volution du travail, non sans perplexit&#233;. Le r&#233;glage du moulin commence. Il faut faire de la farine plus fine, encore plus fine dit Pauline, la femme de Marc, et elle s'y int&#233;resse &#224; ce moulin : c'est elle qui va en avoir la responsabilit&#233; et le revenu pour am&#233;liorer le sort de la famille. Je lui en explique le maniement, les r&#233;glages et les anomalies qui peuvent &#233;ventuellement survenir. Je simule des pannes et lui apprend &#224; y rem&#233;dier. Elle semble consciente que la dur&#233;e de vie de l'ensemble est entre ses mains et que l'entretien est primordial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le probl&#232;me &#233;lectrique, nous d&#233;cidons de nous adresser illico &#224; la &#171; Sonel &#187; (agence nationale d'&#233;lectricit&#233;) pour obtenir un devis de branchement. L'agent contact&#233; nous donne un prix qui fluctue, toujours &#224; la hausse, quand il comprend qui va payer... De plus il temp&#232;re notre ardeur en pr&#233;venant que cela ne peut pas se faire rapidement car leur groupe &#233;lectrog&#232;ne est &#224; bout de souffle et d&#233;j&#224; surcharg&#233; ; qu'il faut attendre du nouveau mat&#233;riel ; que l'accord de ses sup&#233;rieurs devra &#234;tre acquis, etc. etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc est tr&#232;s d&#233;&#231;u, car nous comprenons alors que nous allons repartir avant que son &#171; bijou &#187; comme il le dit, ne soit vraiment op&#233;rationnel. Quoiqu'il en soit, le plus difficile est r&#233;alis&#233; et nous lui laissons l'argent qui sera n&#233;cessaire au raccordement &#233;lectrique dans un avenir relativement proche. Quelle na&#239;vet&#233; ! A ce jour ([NDLR] 2004) rien n'a chang&#233;. Soyons patient. Le principal n'est-il pas que l'argent soit encore l&#224; pour brancher un jour ce moulin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Jean Gautreau Tchahou, il a abandonn&#233; l'id&#233;e de poursuivre des &#233;tudes d'informatique pour celles de commerce qui lui paraissent plus porteuses &#224; l'avenir dans le monde du travail local. Notre acquiescement est total et nous payons son ann&#233;e scolaire d'&#233;tude sup&#233;rieure &#224; Douala. Jean, que nous avons appris &#224; conna&#238;tre et &#224; appr&#233;cier pendant notre s&#233;jour, nous semble vraiment m&#233;riter d'avoir un petit &#171; coup de pouce &#187; de notre part (sans pr&#233;tention aucune).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; se termine la petite &#171; Saga &#187; du Gautreau Camerounais pour le &#171; Trait d'union &#187;. Peut &#234;tre avez vous &#233;t&#233; plus interloqu&#233;s qu'int&#233;ress&#233;s ? Pour notre part nous n'excluons pas d'autres voyages l&#224; bas, pour continuer &#224; aider nos amis dans la mesure de nos possibilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien amicalement &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre cousin, Jean Gautreau, La Couronne, Charente, France&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Po&#232;me</title>
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		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ta porte ! Ils viennent de tr&#232;s loin, d'au del&#224; de la mer. Les mots de vieux Fran&#231;ais qu'avec eux ils apportent Sont ceux que nos a&#239;eux parlaient encore hier. Le bel accent chantant, c'est celui de nos p&#232;res Que nous avons perdu mais qu'eux ont su garder. Ouvre - leur grand ta porte car ce sont des fr&#232;res Qui pour parler fran&#231;ais se battent sans c&#233;der. Quand tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/expression-libre-rub025" rel="directory"&gt;Expression libre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ta porte !&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils viennent de tr&#232;s loin, d'au del&#224; de la mer.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les mots de vieux Fran&#231;ais qu'avec eux ils apportent&lt;br class='manualbr' /&gt;Sont ceux que nos a&#239;eux parlaient encore hier.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le bel accent chantant, c'est celui de nos p&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Que nous avons perdu mais qu'eux ont su garder.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand ta porte car ce sont des fr&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Qui pour parler fran&#231;ais se battent sans c&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand tes bras !&lt;br class='manualbr' /&gt;Donne leur la chaleur d'un ami v&#233;ritable,&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;bouche ton vieux vin, fais r&#244;tir le veau gras,&lt;br class='manualbr' /&gt;Donne ton meilleur lit et ta meilleur table.&lt;br class='manualbr' /&gt;Un jour, de nos vieux bourgs, sont partis leurs grands p&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Vers un monde nouveau, vers un autre destin,&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais leurs a&#239;eux dorment dedans nos cimeti&#232;res.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand tes bras car ce sont nos cousins !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ton coeur !&lt;br class='manualbr' /&gt;Car il y a deux si&#232;cles, ils ont connu la haine,&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils ont connu l'exil, ils ont connu la peur&lt;br class='manualbr' /&gt;Avant de revenir sur leur terre Acadienne.&lt;br class='manualbr' /&gt;Entre eux et la Vend&#233;e, &#233;trange parall&#232;le !&lt;br class='manualbr' /&gt;Peuples qui ont souffert, au silence r&#233;duits&lt;br class='manualbr' /&gt;Qui vivent aujourd'hui d'une force nouvelle&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand ton coeur, car ce sont des amis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre grand ton pays !&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'ils soient les bienvenus ! Que leurs enfants y viennent !&lt;br class='manualbr' /&gt;Promets - leur de te rendre l&#224; - bas toi aussi&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour go&#251;ter la chaleur de la terre Acadienne.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dis - leur que le soleil luit sur leur esp&#233;rance,&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'un jour la libert&#233; comblera tous leurs voeux,&lt;br class='manualbr' /&gt;Dis - leur que l'Acadie est un morceau de France,&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre grand ton pays, ici ils sont chez eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Claude Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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