<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Association des Gautreau de France</title>
	<link>https://www.gautreau.asso.fr/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www23.gautreau.asso.fr/spip.php?id_rubrique=25&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Association des Gautreau de France</title>
		<url>https://www23.gautreau.asso.fr/local/cache-vignettes/L144xH168/siteon0-8218e.jpg?1703631040</url>
		<link>https://www.gautreau.asso.fr/</link>
		<height>168</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un Gautreau au Cameroun</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/un-gautreau-au-cameroun-art096</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/un-gautreau-au-cameroun-art096</guid>
		<dc:date>2008-08-18T14:59:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi un Gautreau Camerounais ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1967, plein d'id&#233;alisme et d'insouciance, je d&#233;cide de partir au Cameroun comme volontaire du progr&#232;s, pour aider ce pays en voie de d&#233;veloppement. Le Cameroun situ&#233; en Afrique de l'Ouest, entre le golf de Guin&#233;e et le lac Tchad, est un r&#233;sum&#233; de l'Afrique, au point de vue g&#233;ographique, climatique, ethnique, &#233;conomique, folklorique, voire politique. &lt;br class='autobr' /&gt;
A mon arriv&#233;e je suis affect&#233; dans le Sud, &#224; Nkondjock, choisi pour devenir le centre de l'op&#233;ration (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/expression-libre-rub025" rel="directory"&gt;Expression libre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi un Gautreau Camerounais ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1967, plein d'id&#233;alisme et d'insouciance, je d&#233;cide de partir au Cameroun comme volontaire du progr&#232;s, pour aider ce pays en voie de d&#233;veloppement. Le Cameroun situ&#233; en Afrique de l'Ouest, entre le golf de Guin&#233;e et le lac Tchad, est un r&#233;sum&#233; de l'Afrique, au point de vue g&#233;ographique, climatique, ethnique, &#233;conomique, folklorique, voire politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mon arriv&#233;e je suis affect&#233; dans le Sud, &#224; Nkondjock, choisi pour devenir le centre de l'op&#233;ration Yabassi-Bafang. Celle ci consiste &#224; d&#233;placer des populations volontaires provenant d'une zone surpeupl&#233;e des alentours de Bafang (150 &#224; 200 habitants / km&#178;) vers une r&#233;gion distante d'une cinquantaine de km o&#249; la densit&#233; de population n'est que de 3 &#224; 5 habitants /km2. L&#224;, le niveau de vie peut &#234;tre meilleur en cultivant en plus des cultures vivri&#232;res, le caf&#233;ier et le cacaoyer. Mais cette terre d'accueil n'est pas un &#233;den ; aucune route d'acc&#232;s ; pas d'infrastructure ; un climat &#233;quatorial (il y tombe 4 m&#232;tres d'eau par an). La maladie du sommeil, le paludisme, la bilharziose, les serpents, etc. y font des ravages. Il faut domestiquer la foret vierge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit village de Nkondjock, dont le nom dans la langue locale signifie &#171; pays des &#233;l&#233;phants &#187; ne compte &#224; cette &#233;poque que quelques centaines d'habitants qui n'ont pour la plupart jamais ou rarement vu de &#171; blanc &#187;. Ces autochtones vivent dans des cases faites de carbotes : planches de bois assez r&#233;guli&#232;res en &#233;paisseur, mais non d&#233;lign&#233;es, obtenues en fendant le carbotier avec des coins en bois. La toiture est compos&#233;e de feuilles de palmiers tress&#233;es. Leur subsistance est assur&#233;e par la culture des arachides, de l'igname, du taro, du macabo et de la cueillette des fruits : oranges, safous, papayes, bananes. Les prot&#233;ines animales sont essentiellement fournies par la chasse (singes, &#233;l&#233;phants ) ou la volaille. Les bovins et &#233;quid&#233;s sont exclus pour cause de maladie du sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le cadre de vie que je trouve &#224; mon arriv&#233;e &#224; Nkondjock, ainsi qu'une case sans grand confort ! Qu'importe, je suis &#224; pied d'&#339;uvre et tout reste &#224; faire. Je suis accompagn&#233; par d'autres volontaires, fran&#231;ais et allemands. Nous sommes tous conscients de construire un avenir nouveau aux pionniers comme aux autochtones. Nous entreprenons l'un, de monter une menuiserie, l'autre, de faire des essais de nouvelles cultures vivri&#232;res ou industrielles (ma&#239;s, ananas). Une infirmi&#232;re cr&#233;e un dispensaire et assure l'initiation sanitaire des femmes. Plus tard les chinois qui nous ont rejoints mettent en place la culture du riz. Quant &#224; moi, j'assure la partie technique : construction du garage pour l'entretien des camions, voitures, mobylettes, tron&#231;onneuses, etc. Puis j'installe l'eau ainsi qu'une mini centrale &#233;lectrique avec deux groupes d'un total de 60 kVA, qui permet d'alimenter le village en &#233;lectricit&#233;. Je dirige &#233;galement, du moins en partie, la construction des cinq premi&#232;res cases en dur (toujours uniques &#224; ce jour). Le tout gr&#226;ce &#224; l'aide cons&#233;quente de la coop&#233;ration fran&#231;aise et du fond europ&#233;en de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m'aider dans ces diff&#233;rentes t&#226;ches, je recrute des apprentis et les forme pour qu'&#224; mon d&#233;part ils puissent me remplacer et assurer l'entretien du mat&#233;riel afin que les installations survivent durablement. Pour n'en citer que quelques uns, Titi-Jean devient b&#251;cheron, Abel Mbang et Marc Tchahou apprennent la m&#233;canique, Jean-Paul Irock l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de mon contrat de deux ans, je quitte Nkondjock plus d&#233;velopp&#233; et devenu sous pr&#233;fecture. J'y laisse de nombreux amis avec qui j'ai v&#233;cu des moments plus ou moins faciles. Je pars pour le Nord du Cameroun pour travailler dans une usine de coton.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le temps passant nos relations s'estompent. Mais des ann&#233;es apr&#232;s je pense toujours a ceux qui sont rest&#233;s dans leur village et souhaite les revoir, principalement Marc dont j'ai pu appr&#233;cier les qualit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2002, je d&#233;cide avec Nicole mon &#233;pouse, Astrid ma ni&#232;ce et J-Richard un ami, de repartir pour le Cameroun pour revoir Nkondjock et les personnes avec qui j'avais travaill&#233;. Je veux aussi savoir ce qu'il est advenu de mon travail et de celui de mes coll&#232;gues, trente ans apr&#232;s notre d&#233;part. Je crains secr&#232;tement de ne reconna&#238;tre personne et de trouver toutes les installations &#171; g&#226;t&#233;es &#187; ( terme couramment utilis&#233; par les Africains, signifiant d&#233;t&#233;rior&#233;, hors d'usage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arrivant &#224; Nkondjock par une piste en plus mauvais &#233;tat que nous l'avions laiss&#233;e &#224; notre d&#233;part, en un mot &#171; d&#233;fonc&#233;e &#187; (plus de 2 heures en 4x4 pour 50 km), je ne reconnais plus les lieux o&#249; circule beaucoup de monde dans les rues. Je d&#233;cide alors de m'adresser &#224; un groupe d'hommes et l&#224;... surprise ! La premi&#232;re personne qui s'approche de nous, n'est autre que Marc. Je le reconnais. Je lui dis que lui aussi me connait. A ce moment il comprend qui je suis et me tombe dans les bras en pronon&#231;ant mon nom. Les retrouvailles sont &#233;mouvantes. Abel &#233;tait aussi pr&#233;sent. Quel hasard ! D'autres personnes qui ont assist&#233; &#224; la sc&#232;ne ont tout compris. La nouvelle du retour du &#171; Blanc &#187; au pays circule vite. Dans les minutes qui suivent nombreux sont ceux qui viennent me revoir et me saluer : Boubou devenu chef coutumier, Tchugou&#233; Damase adjoint au maire, J-Paul Irock agriculteur, le responsable de la nouvelle centrale &#233;lectrique qui &#233;tait gamin &#224; l'&#233;poque de ma pr&#233;sence &#224; Nkondjock mais qui m'avait vu vivre parmi eux, etc. Chacun raconte sa vie pass&#233;e et pr&#233;sente, ses difficult&#233;s &#224; survivre depuis le d&#233;part des Europ&#233;ens et l'arr&#234;t de l'aide de la coop&#233;ration. Presque tous se retrouvent sans travail, donc sans revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc m'informe qu'il s'est mari&#233; quelques ann&#233;es apr&#232;s mon d&#233;part, qu'il a huit enfants et qu'il a pr&#233;-nomm&#233; son premier fils &#171; Jean Gautreau &#187; en l'honneur de celui qui lui avait appris son m&#233;tier. C'est ainsi que le nom des GAUTREAU est arriv&#233; dans un village du Sud Cameroun, au beau milieu de la for&#234;t &#233;quatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Jean Gautreau Tchahou a pass&#233; son bac et travaille maintenant dans une petite entreprise de Douala. Il r&#234;ve d'&#233;tudier l'informatique. H&#233;las, il n'en a pas les moyens financiers car il doit, en bon a&#238;n&#233;, aider ses parents quasiment sans ressources et payer les &#233;tudes de ses fr&#232;res et s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sachant m&#233;ritants, nous essayons, Nicole et moi de les aider dans la mesure de nos possibilit&#233;s. Nous soutenons actuellement la scolarit&#233; du second fis, Henri, en 3&#232;me ann&#233;e d'&#233;lectricit&#233;. Nous pensons que la meilleure solution pour eux, est qu'ils apprennent un m&#233;tier avec qualification, afin qu'il puissent obtenir un bon emploi dans leur pays. Bient&#244;t ce sera le m&#234;me souci pour Clarisse, B&#233;atrice, Patrick, Flore, Vanessa et Yolande. Si nous en avons les moyens, nous continuerons de les aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Marc, nous allons essayer de lui faire parvenir un moulin &#224; farine, pour le ma&#239;s. Cela devrait lui permettre de gagner environ 1000 Francs CFA ( 1,5 euros) par jour et ainsi d'am&#233;liorer la vie de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le moulin est arriv&#233;... les &#233;tudes reprennent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme promis &#224; nos amis Camerounais : Marc, Pauline et leurs enfants (dont Jean Gautreau Tchahou), lors de notre voyage pr&#233;c&#233;dent, je me suis employ&#233; pendant plusieurs mois &#224; trouver un moulin &#224; farine d'occasion et &#224; le pr&#233;parer de mon mieux. Puis en mars 2003, accompagn&#233; de Nicole et d'un ami J-Richard, nous embarquons pour le Cameroun charg&#233;s comme des mulets par ce fameux moulin de 80 kg. C'est dire s'il restait peu de bagages personnels pour le voyage !&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au moteur &#233;lectrique, il ne nous reste qu'&#224; le r&#233;cup&#233;rer &#224; notre arriv&#233;e &#224; Douala, car il nous est offert par la soci&#233;t&#233; LEROY-SOMER d'Angoul&#234;me, qu'ici je remercie vivement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'accueil est tel que pr&#233;vu. Jean Gautreau Tchahou, qui a r&#233;ussi &#224; obtenir quelques jours de cong&#233;, nous attend &#224; l'a&#233;roport avec l'un de ses oncles poss&#233;dant un taxi. Il nous faut acheter le fil et le disjoncteur n&#233;cessaires &#224; l'installation, l'alimentation &#233;lectrique devant s'effectuer chez le voisin de Marc. La distance de raccordement variant au cours de la discussion de 10 &#224; 30 m&#232;tres, nous d&#233;cidons par s&#233;curit&#233;, d'acheter 40 m&#232;tres de fil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage vers N'Kongjock s'effectue sans probl&#232;me La piste a &#233;t&#233; refaite pour permettre aux grumiers d'extraire de magnifiques troncs d'arbres plus que centenaires. La for&#234;t dite &#171; vierge &#187; est pill&#233;e et n'est plus que l'ombre d'elle m&#234;me. Nous avons de la peine &#224; la voir ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A N'Kondjock, apr&#232;s les retrouvailles toujours aussi &#233;mouvantes, nous nous mettons au travail : d&#233;ballage, triage, puis assemblage des diff&#233;rentes pi&#232;ces. La recherche du moindre morceau de bois pour la fabrication d'un support pour recevoir le moulin et le moteur nous prend d&#233;j&#224; beaucoup de temps. Puis tentative de branchement &#233;lectrique chez le voisin qui, h&#233;las est &#224; plus de 50 m&#232;tres !... Et Impossibilit&#233; de trouver du fil &#233;lectrique. Nous pensons alors &#224; effectuer les essais chez un autre ami, Abel N'Gueta qui poss&#232;de un garage de l'autre cot&#233; de la route, et transportons toute notre installation sur une remorque &#224; v&#233;lo. Mais il n'y a que des &#233;pis de ma&#239;s &#224; moudre !. Qu'importe, nous nous mettons tous &#224; &#233;grener ceux ci et pouvons enfin proc&#233;der aux essais. Quel plaisir de voir les yeux &#233;merveill&#233;s de la vingtaine de personnes qui a suivi l'&#233;volution du travail, non sans perplexit&#233;. Le r&#233;glage du moulin commence. Il faut faire de la farine plus fine, encore plus fine dit Pauline, la femme de Marc, et elle s'y int&#233;resse &#224; ce moulin : c'est elle qui va en avoir la responsabilit&#233; et le revenu pour am&#233;liorer le sort de la famille. Je lui en explique le maniement, les r&#233;glages et les anomalies qui peuvent &#233;ventuellement survenir. Je simule des pannes et lui apprend &#224; y rem&#233;dier. Elle semble consciente que la dur&#233;e de vie de l'ensemble est entre ses mains et que l'entretien est primordial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le probl&#232;me &#233;lectrique, nous d&#233;cidons de nous adresser illico &#224; la &#171; Sonel &#187; (agence nationale d'&#233;lectricit&#233;) pour obtenir un devis de branchement. L'agent contact&#233; nous donne un prix qui fluctue, toujours &#224; la hausse, quand il comprend qui va payer... De plus il temp&#232;re notre ardeur en pr&#233;venant que cela ne peut pas se faire rapidement car leur groupe &#233;lectrog&#232;ne est &#224; bout de souffle et d&#233;j&#224; surcharg&#233; ; qu'il faut attendre du nouveau mat&#233;riel ; que l'accord de ses sup&#233;rieurs devra &#234;tre acquis, etc. etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc est tr&#232;s d&#233;&#231;u, car nous comprenons alors que nous allons repartir avant que son &#171; bijou &#187; comme il le dit, ne soit vraiment op&#233;rationnel. Quoiqu'il en soit, le plus difficile est r&#233;alis&#233; et nous lui laissons l'argent qui sera n&#233;cessaire au raccordement &#233;lectrique dans un avenir relativement proche. Quelle na&#239;vet&#233; ! A ce jour ([NDLR] 2004) rien n'a chang&#233;. Soyons patient. Le principal n'est-il pas que l'argent soit encore l&#224; pour brancher un jour ce moulin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Jean Gautreau Tchahou, il a abandonn&#233; l'id&#233;e de poursuivre des &#233;tudes d'informatique pour celles de commerce qui lui paraissent plus porteuses &#224; l'avenir dans le monde du travail local. Notre acquiescement est total et nous payons son ann&#233;e scolaire d'&#233;tude sup&#233;rieure &#224; Douala. Jean, que nous avons appris &#224; conna&#238;tre et &#224; appr&#233;cier pendant notre s&#233;jour, nous semble vraiment m&#233;riter d'avoir un petit &#171; coup de pouce &#187; de notre part (sans pr&#233;tention aucune).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; se termine la petite &#171; Saga &#187; du Gautreau Camerounais pour le &#171; Trait d'union &#187;. Peut &#234;tre avez vous &#233;t&#233; plus interloqu&#233;s qu'int&#233;ress&#233;s ? Pour notre part nous n'excluons pas d'autres voyages l&#224; bas, pour continuer &#224; aider nos amis dans la mesure de nos possibilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien amicalement &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre cousin, Jean Gautreau, La Couronne, Charente, France&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Po&#232;me</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/poeme-art017</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/poeme-art017</guid>
		<dc:date>2005-07-21T17:50:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ta porte ! Ils viennent de tr&#232;s loin, d'au del&#224; de la mer. Les mots de vieux Fran&#231;ais qu'avec eux ils apportent Sont ceux que nos a&#239;eux parlaient encore hier. Le bel accent chantant, c'est celui de nos p&#232;res Que nous avons perdu mais qu'eux ont su garder. Ouvre - leur grand ta porte car ce sont des fr&#232;res Qui pour parler fran&#231;ais se battent sans c&#233;der. Quand tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/expression-libre-rub025" rel="directory"&gt;Expression libre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ta porte !&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils viennent de tr&#232;s loin, d'au del&#224; de la mer.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les mots de vieux Fran&#231;ais qu'avec eux ils apportent&lt;br class='manualbr' /&gt;Sont ceux que nos a&#239;eux parlaient encore hier.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le bel accent chantant, c'est celui de nos p&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Que nous avons perdu mais qu'eux ont su garder.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand ta porte car ce sont des fr&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Qui pour parler fran&#231;ais se battent sans c&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand tes bras !&lt;br class='manualbr' /&gt;Donne leur la chaleur d'un ami v&#233;ritable,&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;bouche ton vieux vin, fais r&#244;tir le veau gras,&lt;br class='manualbr' /&gt;Donne ton meilleur lit et ta meilleur table.&lt;br class='manualbr' /&gt;Un jour, de nos vieux bourgs, sont partis leurs grands p&#232;res&lt;br class='manualbr' /&gt;Vers un monde nouveau, vers un autre destin,&lt;br class='manualbr' /&gt;Mais leurs a&#239;eux dorment dedans nos cimeti&#232;res.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand tes bras car ce sont nos cousins !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre leur grand ton coeur !&lt;br class='manualbr' /&gt;Car il y a deux si&#232;cles, ils ont connu la haine,&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils ont connu l'exil, ils ont connu la peur&lt;br class='manualbr' /&gt;Avant de revenir sur leur terre Acadienne.&lt;br class='manualbr' /&gt;Entre eux et la Vend&#233;e, &#233;trange parall&#232;le !&lt;br class='manualbr' /&gt;Peuples qui ont souffert, au silence r&#233;duits&lt;br class='manualbr' /&gt;Qui vivent aujourd'hui d'une force nouvelle&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre - leur grand ton coeur, car ce sont des amis !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand tu verras ces gens, ouvre grand ton pays !&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'ils soient les bienvenus ! Que leurs enfants y viennent !&lt;br class='manualbr' /&gt;Promets - leur de te rendre l&#224; - bas toi aussi&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour go&#251;ter la chaleur de la terre Acadienne.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dis - leur que le soleil luit sur leur esp&#233;rance,&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'un jour la libert&#233; comblera tous leurs voeux,&lt;br class='manualbr' /&gt;Dis - leur que l'Acadie est un morceau de France,&lt;br class='manualbr' /&gt;Ouvre grand ton pays, ici ils sont chez eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Claude Mercier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
