<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Association des Gautreau de France</title>
	<link>https://www.gautreau.asso.fr/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www23.gautreau.asso.fr/spip.php?id_rubrique=9&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Association des Gautreau de France</title>
		<url>https://www23.gautreau.asso.fr/local/cache-vignettes/L144xH168/siteon0-8218e.jpg?1703631040</url>
		<link>https://www.gautreau.asso.fr/</link>
		<height>168</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>VI - Fran&#231;ois-Pierre Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/vi-francois-pierre-godreau-art082</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/vi-francois-pierre-godreau-art082</guid>
		<dc:date>2007-01-15T09:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Acte VI - Fran&#231;ois-Pierre Godreau &lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous faut nous int&#233;resser &#224; ce septi&#232;me et dernier enfant de Fran&#231;ois GODREAU, Fran&#231;ois-Pierre, n&#233; le 1er mai 1856. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il semble bien que la famille quitte REAUMUR peu apr&#232;s cette naissance, pour aller &#224; la Maison-Neuve de la FLOCELLIERE (ce village est situ&#233; tout pr&#232;s de POUZAUGES, &#224; proximit&#233; du grand village de l'Inaudi&#232;re, et aujourd'hui il est rattach&#233; &#224; la commune de POUZAUGES). En effet, la m&#232;re de Fran&#231;ois-Pierre, Perrine MERLET meurt dans ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Acte VI - Fran&#231;ois-Pierre Godreau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut nous int&#233;resser &#224; ce septi&#232;me et dernier enfant de Fran&#231;ois GODREAU, Fran&#231;ois-Pierre, n&#233; le 1er mai 1856.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble bien que la famille quitte REAUMUR peu apr&#232;s cette naissance, pour aller &#224; la Maison-Neuve de la FLOCELLIERE (ce village est situ&#233; tout pr&#232;s de POUZAUGES, &#224; proximit&#233; du grand village de l'Inaudi&#232;re, et aujourd'hui il est rattach&#233; &#224; la commune de POUZAUGES).&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, la m&#232;re de Fran&#231;ois-Pierre, Perrine MERLET meurt dans ce village en 1862, &#224; l'&#226;ge de 44 ans. Elle est &#171; bordi&#232;re &#187;, dit le registre. C'est tout ce que je puis en dire dans l'&#233;tat actuel de mes connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois-Pierre, lui, (que nous appellerons de son nom usuel, Pierre), se marie le 3 juin 1878, &#224; 22 ans, avec Victorine FORTIN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette Victorine FORTIN habite le Moulin-Crouet de la FLOCELLIERE. Un village perdu au fond du vallon, surtout &#224; cette &#233;poque o&#249; seul un vieux chemin creux devait y conduire, sautant &#224; pieds joints par dessus le ruisseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de nombreux FORTIN &#224; la FLOCELLIERE &#224; cette date : &#224; la Bossonni&#232;re, &#224; Malatrait, &#224; la Chagnaie, &#224; la Maison-Neuve. Depuis tr&#232;s longtemps il y a des FORTIN au Moulin-Crouet. Ainsi nous retrouvons :&lt;br class='autobr' /&gt; Jacques FORTIN, n&#233; en ? mari&#233; &#224; Anne-Marie MARQUIS&lt;br class='autobr' /&gt; son fils Fran&#231;ois FORTIN, n&#233; en 1781, mort en 1866 mari&#233; &#224; Jeanne GABORIT son fils Jacques FORTIN, n&#233; en 1815 mari&#233; &#224; Louise SOURISSEAU&lt;br class='autobr' /&gt; sa fille Victorine-Jos&#233;phine FORTIN, n&#233;e le 2.04.1849&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle &#233;pou&lt;br class='autobr' /&gt;
se donc Pierre GODREAU en 1878&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces FORTIN sont-ils parents avec les FORTIN de la Maison-Neuve marchands de bestiaux ? o&#249; habite la famille GODREAU ? Je ne puis l'assurer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Moulin-Crouet, ils sont tisserands de p&#232;re en fils, de m&#232;re en fille. Sans doute ont-ils aussi quelques arpents de terre, de telle sorte que Pierre va venir habiter chez sa femme. Lui, bordier, elle tisserand ... Humbles et inconscients acteurs d'un monde qui, lui va grand train. Car cette fin du XIX&#232;me si&#232;cle fait tout craquer sur son passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau politique, c'est la guerre de 1870, la Commune, la chute de Napol&#233;on III, l'av&#232;nement pour de bon de la R&#233;publique en 1871... Cette fois c'en est fini des rois, la R&#233;publique s'installera dans les drames et les d&#233;chirements, mais elle tiendra quand m&#234;me. La loi de 1906 sur la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, la question scolaire, diviseront le pays. Nous savons par les &#233;crits de l'abb&#233; BILLAUD qu'au BOUPERE la formalit&#233; des Inventaires faillira se terminer par un drame, les paroissiens couchant dans l'&#233;glise pour emp&#234;cher la police de rentrer faire son travail ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A n'en pas douter les consciences toutes impr&#233;gn&#233;es de catholicisme s&#251;r de lui, &#224; la FLOCELLIERE comme dans tout l'ouest, devaient &#234;tre toutes retourn&#233;es de tous ces &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique, la fin du XIX&#232;me si&#232;cle est &#233;galement une p&#233;riode faste. L'Empire, puis la R&#233;publique, ont engag&#233; des grands travaux : routes, ponts, canaux, boulevards dans les villes. Le train se d&#233;veloppe gr&#226;ce &#224; des soci&#233;t&#233;s priv&#233;es, l'&#233;lectricit&#233;, cette f&#233;e merveilleuse, fait son apparition. POUZAUGES est l'une des premi&#232;res villes &#233;lectrifi&#233;e de FRANCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les industriels, les banquiers, parfois les nobles, s'engagent &#224; fond dans l'industrie. C'est l'&#233;poque o&#249; de Wendel en Lorraine, Schneider en Bourgogne, ouvrent les mines de fer qui donneront naissance aux aci&#233;ries. Ces m&#234;mes industriels investissent dans les Colonies, PARIS organise l'Exposition Universelle en 1900 qui est un grand succ&#232;s. PARIS de la Belle &#201;poque o&#249; les crinolines tournent, tournent, le Champagne aidant, dans les beaux salons ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture a aussi fait des progr&#232;s. Mais vers 1890, une catastrophe naturelle va provoquer de profonds changements dans les campagnes. Les vignes en effet sont tr&#232;s r&#233;pandues &#224; travers le pays, y compris en VENDEE. Mais une &#233;pid&#233;mie de phyloxera va d&#233;cimer compl&#232;tement les vignobles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles souches seront utilis&#233;es, plus r&#233;sistantes, pour la replantation (peut-&#234;tre le Noa ?), mais dans beaucoup de cas les choux les betteraves et le foin seront d&#233;velopp&#233;s et permettront de pratiquer l'&#233;levage bovin. Les premiers syndicats vont voir le jour, les premi&#232;res coop&#233;ratives vont &#234;tre constitu&#233;es, en particulier dans la r&#233;gion de SURGERES, dans tout le nord des CHARENTES, le sud de la VENDEE et des DEUX-SEVRES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'an prochain, nous ferons connaissance avec Auguste-Charles,&lt;br class='autobr' /&gt;
fils de Pierre et Victorine, et nous suivrons la vie de la famille Godreau &lt;br class='autobr' /&gt;
dans la premi&#232;re moiti&#233; du 20&#232;me si&#232;cle, au Moulin-Crouet.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V - Fran&#231;ois Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/v-francois-godreau-art036</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/v-francois-godreau-art036</guid>
		<dc:date>2005-12-22T13:42:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ois GODREAU na&#238;t donc le 17 mars 1818 &#224; St MESMIN. Son p&#232;re ne sait pas signer, note Monsieur NAU, maire. Mais il faut observer que cette situation est celle de l'immense majorit&#233; des habitants. Tr&#232;s peu d'&#233;coles encore &#224; cette &#233;poque. Il faudra attendre la moiti&#233; du XIXi&#232;me si&#232;cle pour qu'un mouvement se cr&#233;e autour de l'enseignement, qui am&#232;nera &#224; l'institution de l'&#233;cole obligatoire de Jules FERRY en 1871. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-l&#224; sera comme les autres : journalier, domestique. Nous le retrouvons (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois GODREAU na&#238;t donc le 17 mars 1818 &#224; St MESMIN. Son p&#232;re ne sait pas signer, note Monsieur NAU, maire. Mais il faut observer que cette situation est celle de l'immense majorit&#233; des habitants. Tr&#232;s peu d'&#233;coles encore &#224; cette &#233;poque. Il faudra attendre la moiti&#233; du XIXi&#232;me si&#232;cle pour qu'un mouvement se cr&#233;e autour de l'enseignement, qui am&#232;nera &#224; l'institution de l'&#233;cole obligatoire de Jules FERRY en 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-l&#224; sera comme les autres : journalier, domestique. Nous le retrouvons domestique &#224; la B&#233;dini&#232;re de St MESMIN.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis le voil&#224; jeune homme. Est-il appel&#233; &#224; faire son service militaire ? Probablement pas, car dans ce temps-l&#224; le service dure 7 ans et il se marie &#224; 25 ans. On proc&#232;de en ce temps au tirage au sort, celui sur qui tombe la malchance part pour un septennat, &#224; moins ... qu'il puisse racheter ce service et faire partir quelqu'un d'autre &#224; sa place. L'historien Augustin HERAULT nous dit que vers 1850, le service se &#034;rachetait&#034; pour un peu moins de 2 000 F., et que m&#234;me des domestiques se saignaient aux quatre veines pour racheter plut&#244;t que de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois va trouver femme &#224; St MESMIN, en la personne de Perrine MERLET, d'un an son a&#238;n&#233;e. Ils se marient le 8 septembre 1841 &#224; la mairie de POUZAUGES. Pourquoi POUZAUGES ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le retrouvons bient&#244;t &#224; REAUMUR, o&#249; na&#238;tront leurs enfants &#224; partir de 1843. Fran&#231;ois est bordier &#224; la Girardi&#232;re de cette commune. Perrine est tisserand.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont donc mont&#233; d'un degr&#233; dans la hi&#233;rarchie sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut dire que cette &#233;poque est bonne pour la petite paysannerie : certains ont pu acheter et regrouper quelques terres en marge des grosses propri&#233;t&#233;s. La jach&#232;re a fait place &#224; la culture dans de nombreuses r&#233;gions. Les derniers gen&#234;ts seront arrach&#233;s, semble-t-il, vers 1850. Les foires aux bestiaux de CHOLET et de CHEMILLE sont prosp&#232;res, la culture du bl&#233; se d&#233;veloppe. Un riche propri&#233;taire des DEUX-SEVRES, Jacques BUJAULT, va engager une action de d&#233;veloppement de l'agriculture : il r&#233;pand l'usage de la charrue, il r&#233;dige des &#233;crits, il &#233;dite un Almanach du cultivateur, il prodigue des conseils aux agriculteurs, il met au point des machines nouvelles... C'est un Conseiller agricole avant l'heure en somme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, une v&#233;ritable r&#233;volution sourd de nouveau, qui n'a rien &#224; voir avec celle de 1789 : les commer&#231;ants et les petits bourgeois, lib&#233;r&#233;s des carcans de la f&#233;odalit&#233; et utilisant les premiers d&#233;veloppements de la m&#233;canique, cr&#233;ent des ateliers de production, des manufactures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1830, la r&#233;volution industrielle est en germe. Dans les villes, se d&#233;veloppent les usines de tissage, de confection, les verreries, les tanneries, les papeteries. Des machines sont install&#233;es les hommes et les femmes quittent leurs lopins de terre pour aller travailler de 12 &#224; 16 heures par jour, 6 jours la semaine, sans vacances. Les enfants travaillent d&#232;s 10 ans, des journ&#233;es enti&#232;res. Les accidents du travail sont tr&#232;s fr&#233;quents et sans recours : on ne compte pas les mains coup&#233;es, les maladies professionnelles dues aux conditions de travail &#233;pouvantables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1848, les ouvriers se r&#233;voltent &#224; PARIS et aussi dans de nombreuses villes de province. Ils sont r&#233;prim&#233;s dans le sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme industriel est bien n&#233;. Le socialisme en contrepoids, pointe son nez et essaie de d&#233;finir des conditions d'une meilleure justice sociale. Les premi&#232;res coop&#233;ratives ouvri&#232;res de production sont cr&#233;&#233;es, mais leurs militants sont massacr&#233;s par le ministre de Napol&#233;on III. Fourier, Proud'hon, Louis Blanc sont les premiers socialistes, Karl Marx met au point sa philosophie qui deviendra le communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture ne se fiche pas mal de cet immense bouleversement qui se pr&#233;pare. Elle n'est sans doute pas riche, mais elle conna&#238;t une &#232;re de d&#233;veloppement incontestable, galvanis&#233;e par la reconnaissance de la propri&#233;t&#233; individuelle et le nouveau code civil de Napol&#233;on qui lui convient si bien. Chaque petit paysan veut agrandir son petit lopin de terre, &#224; chaque g&#233;n&#233;ration, on partage entre les enfants, on plante des haies, et ainsi le bocage vend&#233;en prend son visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que d'&#233;volution en quelques si&#232;cles : en 1700 c'&#233;tait encore la lande et les gen&#234;ts, en 1850, on finit de d&#233;fricher et on fait des parcelles, en 1950 on pratiquera le remembrement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle surface Fran&#231;ois GODREAU cultive-t-il &#224; REAUMUR ? Le temps me manque pour faire cette recherche, en supposant qu'elle soit possible ! Bordier, dit le registre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa femme est tisserand. Ce m&#233;tier &#233;tait fort r&#233;pandu, car on cultivait encore du lin et du chanvre dans les fermes du haut bocage vend&#233;en. Les tisserands travaillaient &#224; la maison. Sans doute vendaient-ils une part de leur fabrication, mais une enqu&#234;te demand&#233;e au Pr&#233;fet de la Vend&#233;e vers 1860 indique que sur 800 tisserands exer&#231;ant dans cette r&#233;gion, la moiti&#233; ne travaille que pour ses besoins propres, c'est-&#224;-dire fabrique des piles de draps qui orneront les armoires et que l'on distribuera fi&#232;rement aux enfants, &#224; leur mariage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait d'enfants, Fran&#231;ois et Perrine en auront 7, qui vont na&#238;tre &#224; REAUMUR, entre 1843 et 1856. Vous verrez dans le tableau ci-joint qu'il y avait du Fran&#231;ois dans tous les noms ou presque : Jean-Fran&#231;ois, Marie-Fran&#231;oise-P&#233;lagie, Marie-Fran&#231;oise, Fran&#231;ois-Pierre... Sans doute cela s'explique-t-il par le souci de conserver le nom du p&#232;re pour la post&#233;rit&#233;, m&#234;me si des enfants meurent jeunes. Les mortalit&#233;s infantiles sont encore tr&#232;s nombreuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut dire aussi qu'on n'est pas difficile sur l'appellation courante : on appellera souvent l'enfant, puis l'adulte, de son deuxi&#232;me nom. Ainsi, le fils de Fran&#231;ois, Fran&#231;ois-Pierre, n&#233; en 1856, s'appellera-t-il plut&#244;t Pierre, jusqu'&#224; sa mort en 1920.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_29 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www23.gautreau.asso.fr/local/cache-vignettes/L500xH230/Image-Arbre-Francois-Godreau-ef379.png?1703892466' width='500' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'an prochain, nous ferons connaissance avec Fran&#231;ois-Pierre et nous suivrons la vie de la famille Godreau dans la seconde moiti&#233; du 19&#232;me si&#232;cle, en Vend&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>III - Fran&#231;ois Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/iii-francois-godreau-art027</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/iii-francois-godreau-art027</guid>
		<dc:date>2005-08-07T14:40:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;III - Fran&#231;ois Godreau &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;ois na&#238;t le 13 d&#233;cembre 1765, de Mathurin dont il est le 4&#232;me enfant. Comme nous l'avons vu, il est du deuxi&#232;me mariage, c'est-&#224;-dire de Mathurin avec Jeanne PROUST. La famille habite toujours &#224; cette date &#224; la Rali&#232;re de la POMMERAIE-sur-SEVRE. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais nous le retrouverons plus tard journalier &#224; la Vilni&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand il meurt en 1835, il est bordier &#224; Vilcreux, gros village de la POMMERAIE - sur - SEVRE. Depuis combien d'ann&#233;es ? Sur quelle surface ? Sans doute (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;III - Fran&#231;ois Godreau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois na&#238;t le 13 d&#233;cembre 1765, de Mathurin dont il est le 4&#232;me enfant. Comme nous l'avons vu, il est du deuxi&#232;me mariage, c'est-&#224;-dire de Mathurin avec Jeanne PROUST.&lt;br class='autobr' /&gt;
La famille habite toujours &#224; cette date &#224; la Rali&#232;re de la POMMERAIE-sur-SEVRE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous le retrouverons plus tard journalier &#224; la Vilni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand il meurt en 1835, il est bordier &#224; Vilcreux, gros village de la POMMERAIE - sur - SEVRE. Depuis combien d'ann&#233;es ? Sur quelle surface ? Sans doute avec un peu de temps pourrions-nous retrouver cela, car la R&#233;volution, puis l'Empire de Napol&#233;on ont mis de l'ordre dans les unit&#233;s de mesures de surfaces, dans le cadastre, dans les registres de propri&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Fran&#231;ois GODREAU qui na&#238;t en 1765 conna&#238;tra sans doute une vie passionn&#233;e, comme la plupart de ses compatriotes, car il a 24 ans &#224; la R&#233;volution, et cette r&#233;gion du Poitou (la Vend&#233;e n'est pas encore constitu&#233;e en d&#233;partement) sera au coeur du drame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vous raconterai pas les raisons de la R&#233;volution, il faudrait des livres entiers et je ne suis point historien. Disons qu'aux raisons philosophiques se sont ajout&#233;es des raisons &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du 18&#232;me si&#232;cle, le commerce et l'industrie se sont d&#233;velopp&#233;s en France. Dans notre r&#233;gion, les foires et les march&#233;s s'&#233;taient d&#233;velopp&#233;s. Des drapiers et des merciers d&#233;veloppaient aux foires de Bressuire ou de Vihiers le commerce des tissages fabriqu&#233;s dans de petites manufactures ou dans des fermes &#224; la veill&#233;e. Car on produisait du lin ou du chanvre, on tissait et on filait la laine dans les fermes pendant les longues veill&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Cholet, d&#232;s 1700 existe un grand trafic de toiles, qui partent vers Paris, Bordeaux. Il semble bien que le fr&#232;re de COLBERT ait encourag&#233; l'implantation des premi&#232;res usines de tissage, et que vers 1750 le petit mouchoir de Cholet &#233;tait d&#233;j&#224; un produit bien connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;veloppement du commerce et de l'industrie naissante donc, et cela employait d&#233;j&#224; des bras. Mais au point de vue agricole, la situation &#233;tait aussi catastrophique en 1789 que pendant tout le si&#232;cle. Albert SOBOUL, l'un des grands historiens de la R&#233;volution, situe tr&#232;s bien le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;i&gt;La revendication essentielle du peuple demeurait le pain. Ce qui en 1788-1789 rendit les masses populaires extr&#234;mement sensibles sur le plan politique, ce fut la gravit&#233; de la crise &#233;conomique qui leur faisait l'existence de plus en plus difficile. Dans la plupart des villes, les &#233;meutes de 1789 eurent la mis&#232;re pour origine, leur premier effet fut la diminution du prix du pain. Les crises dans La FRANCE de l'Ancien R&#233;gime &#233;taient essentiellement agricoles ; elles r&#233;sultaient d'ordinaire d'une succession de r&#233;coltes m&#233;diocres ou nettement d&#233;ficitaires ; les c&#233;r&#233;ales subissaient alors une hausse consid&#233;rable ; des paysans petits producteurs ou non producteurs devaient acheter des grains, leur pouvoir d'achat diminuait ; la crise agricole se r&#233;percutait ainsi sur la production industrielle. En 1788, la crise agricole fut la plus violente de tout Ie si&#232;cle ; dans l'hiver, la disette apparut ; la mendicit&#233; due au ch&#244;mage se multiplia : ces ch&#244;meurs affam&#233;s constitu&#232;rent un des &#233;lements des foules r&#233;volutionnaires.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LE CARNAGE DES GUERRES DE VENDEE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande R&#233;volution d&#233;ferle donc sur la France. Mais les campagnes de l'Ouest sont bien calmes en cet &#233;t&#233; 1789. A la POMMERAIE le 14 juillet, on enterre Pierre GAUFRETEAU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, les id&#233;es de la R&#233;volution, autant qu'on puisse en juger, ne font pas sursauter dans nos campagnes, au contraire. Mais la situation va vite se d&#233;grader : la cr&#233;ation de milices pour prot&#233;ger les villes, le d&#233;part des nobles vers l'&#233;tranger, cr&#233;aient un climat d'ins&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res &#233;meutes des paysans eurent lieu &#224; CHATILLON-s-SEVRE, d&#233;but 1791, car ceux-ci refusaient la constitution civile du Clerg&#233;. &#034;Par cette constitution, les pr&#234;tres seraient &#233;lus par les citoyens, fonctionnaires salari&#233;s de l'Etat, leurs biens confisqu&#233;s. De tr&#232;s nombreux pr&#234;tres refus&#232;rent cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 1793, la Convention doit faire la guerre aux autres pays d'Europe. Elle d&#233;cr&#232;te la lev&#233;e de 300 000 hommes, puis&#233;s parmi les citoyens de 18 &#224; 40 ans. La Vend&#233;e devra en fournir 4197.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers et des milliers de morts des deux c&#244;t&#233;s, au fusil, au canon, mais aussi &#224; coups de faux, de ba&#239;onnettes, de couteaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme la Convention ne sait plus quoi y faire, elle envoie TURREAU et les colonnes infernales. L'atrocit&#233; est pouss&#233;e &#224; son comble. Le G&#233;n&#233;ral GRIGNON ne le disait-il pas en arrivant &#224; BRESSUIRE : &#8220;Mes camarades, nous entrons dans un pays insurg&#233; ; je vous donne l'ordre express de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d'&#234;tre br&#251;l&#233; et de passer au fil des ba&#239;onnettes tout ce que vous rencontrez d'habitants sur votre passage. Je sais qu'il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C'est &#233;gal. Nous devons tout sacrifier&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 1796, la paix revient enfin. La mis&#232;re est immense, faite de deuils, de ruines, de rancunes. Combien de morts ? On parle de 500 000 morts, dont la moiti&#233; dans chaque camp. L'historien GABORY compte 50 000 morts par d&#233;partement (nord de la Vend&#233;e, est des Deux-S&#232;vres, sud du Maine et Loire, sud de la Loire-Atlantique). D'autres parlent du 1/3 de la population disparu. Atroce et abominable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois GODREAU, son fr&#232;re Pierre, ont-ils particip&#233; &#224; ces combats ? C'est plus que probable. Pierre est d&#233;c&#233;d&#233; entre 1789 (date de naissance d'un fils) et 1795 (date de remariage de sa veuve) de quoi est-il mort ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de cur&#233;, plus de registre ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;.........vous saurez la suite dans le n&#176;10.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I - Pierre Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/i-pierre-godreau-art024</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/i-pierre-godreau-art024</guid>
		<dc:date>2005-07-31T21:05:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;I - Pierre Godreau 1695-1752&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;I - Pierre Godreau 1695-1752&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_22 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www23.gautreau.asso.fr/local/cache-vignettes/L500xH222/acte1-b1265.png?1703892466' width='500' height='222' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>II - Mathurin Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/ii-mathurin-godreau-art023</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/ii-mathurin-godreau-art023</guid>
		<dc:date>2005-07-30T10:42:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;II - MATHURIN GODREAU - 1719 - 1786 &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous d&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;II - MATHURIN GODREAU - 1719 - 1786&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous d&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IV - Jean, Fran&#231;ois Godreau</title>
		<link>https://www23.gautreau.asso.fr/iv-jean-francois-godreau-art022</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www23.gautreau.asso.fr/iv-jean-francois-godreau-art022</guid>
		<dc:date>2005-07-29T22:37:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Gautreau</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e L&#233;gislative cr&#233;e les communes le 14-12-1789, les 89 d&#233;partements fran&#231;ais le 15-01-1790. Notre r&#233;gion qui faisait partie du POITOU jusque-l&#224;, fera partie du d&#233;partement de la VENDEE (ce nom ayant &#233;t&#233; emprunt&#233; &#224; la petite rivi&#232;re qui passe &#224; FONTENAY-le-COMTE. &lt;br class='autobr' /&gt;
La S&#232;vre Nantaise d&#233;limite ce d&#233;partement sur une grande longueur. La POMMERAIE-sur-SEVRE, au sud de la S&#232;vre, se trouva donc de justesse dans le camp de la VENDEE. &lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;volution a donc fait obligation aux pr&#234;tres de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www23.gautreau.asso.fr/famille-de-marcel-godreau-rub009" rel="directory"&gt;Famille de Marcel Godreau&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e L&#233;gislative cr&#233;e les communes le 14-12-1789, les 89 d&#233;partements fran&#231;ais le 15-01-1790. Notre r&#233;gion qui faisait partie du POITOU jusque-l&#224;, fera partie du d&#233;partement de la VENDEE (ce nom ayant &#233;t&#233; emprunt&#233; &#224; la petite rivi&#232;re qui passe &#224; FONTENAY-le-COMTE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La S&#232;vre Nantaise d&#233;limite ce d&#233;partement sur une grande longueur. La POMMERAIE-sur-SEVRE, au sud de la S&#232;vre, se trouva donc de justesse dans le camp de la VENDEE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution a donc fait obligation aux pr&#234;tres de pr&#233;ter serment &#224; la R&#233;publique. Bon nombre de pr&#234;tres refus&#232;rent de laisser passer la religion sous la coupe des nouveaux ma&#238;tres. Ainsi, pour la r&#233;gion de POUZAUGES, la situation fut des plus confuses, m&#234;me parfois au sein de la m&#234;me paroisse. Jugez plut&#244;t :&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idf513_c0'&gt; Pr&#233;t&#232;rent serment &#224; la R&#233;publique &lt;/th&gt;&lt;th id='idf513_c1'&gt; Refus&#233;rent &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf513_c0'&gt;Les cur&#233;s de&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La FLOCELLIERE&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ST MICHEL MONT MERCURE&lt;/li&gt;&lt;li&gt; REAUMUR&lt;/li&gt;&lt;li&gt; TREIZE VENTS&lt;/li&gt;&lt;li&gt; VIEUX POUZAUGES&lt;/li&gt;&lt;li&gt; POUZAUGES-ville
&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf513_c1'&gt;Les cur&#233;s prieurs de &lt;/li&gt;&lt;li&gt; LA POMMERAIE-s-SEVRE&lt;/li&gt;&lt;li&gt; CHATEAUMUR &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cur&#233;s de&lt;/li&gt;&lt;li&gt; MALLIEVRE&lt;/li&gt;&lt;li&gt; LES EPESSES&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idf513_c0'&gt;Le vicaire de &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la POMMERAIE
&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf513_c1'&gt;Les vicaires de &lt;/li&gt;&lt;li&gt; TREIZE-VENTS&lt;/li&gt;&lt;li&gt; LES EPESSES&lt;/li&gt;&lt;li&gt; LE VIEUX POUZAUGES&lt;/li&gt;&lt;li&gt; LA FLOCELLIERE&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Le cur&#233;-prieur de la POMMERAIE est le P&#232;re COULON. Rapidement il sera menac&#233; comme beaucoup d'autres. D'abord il se cachera, sans doute dans les fermes. Puis il s'enfuit en ESPAGNE, comme bon nombre de pr&#234;tres de cette r&#233;gion, afin de sauver sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, un maire a &#233;t&#233; &#233;lu &#224; la POMMERAIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1795, le maire s'appelle Fran&#231;ois TAFFOIREAU. Il est en m&#234;me temps officier public, c'est-&#224;-dire qu'il doit enregistrer les naissances, les mariages, les d&#233;c&#232;s, r&#244;le qui incombait aux cur&#233;s, comme nous l'avons vu, depuis plusieurs si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce travail la R&#233;publique lui a envoy&#233; un beau cahier tout neuf. Mais le Sieur TAFFOIREAU n'a pas de chance, car les citoyens et les citoyennes de la POMMERAIE boudent son beau cahier !&lt;br class='manualbr' /&gt;Ils veulent se faire inscrire comme autrefois au presbyt&#232;re. En 1790, 1791, 1792 (l'an 1), l'an 1793, 1794, aucun enregistrement sur le registre municipal .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1795, trois naissances (dont celle d'un enfant Taffoireau.. il faut bien montrer l'exemple). En 1796, 1 mariage, 3 s&#233;pultures. En 1797, 9 naissances, 5 d&#233;c&#232;s, 5 mariages, en 1798, 18 naissances, 5 d&#233;c&#232;s (mais pas de mariage... )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra attendre 1802 pour que les choses se r&#233;gularisent : 27 naissances, 13 mariages, 10 d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me au creux de la guerre et du drame vend&#233;en, les&lt;br class='autobr' /&gt;
habitants ont conserv&#233; une foi intacte. Leur cur&#233; en fuite, des cur&#233;s &#034;fid&#232;les&#034; passent &#224; la POMMERAIE de temps &#224; autre. Ils c&#233;l&#232;brent la messe la nuit dans les granges et se sauvent de peur d'&#234;tre pris, avant que le jour ne se l&#232;ve. Ils profitent de leur passage pour baptiser, b&#233;nir, marier... et tenir un registre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en 1794 et 1795, nous trouvons les passages de l'abb&#233; LAROCHE, cur&#233; de CHEFFOIS, puis de l'abb&#233; POUPEAU, Prieur de PAYRE-s- VENDEE. Ils tiennent des registres clandestins qui sont ensuite envoy&#233;s &#224; l'Arm&#233;e du Centre, tenue par ROYRAND. Ces registres seront joints plus tard aux cahiers presque vierges de TAFFOIREAU et sont visibles aux Archives D&#233;partementales de la Vend&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;IV - JEAN GODREAU&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec les ann&#233;es qui passent, le calme revient comme il revient apr&#232;s un &#233;pouvantable cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois GODREAU s'est mari&#233;, peut-&#234;tre en 1790 (pas de traces sur les registres, nous avons vu que ceux-ci sont vierges) avec Rose LEVIN. Il a trois enfants de ce mariage :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jean, n&#233; en 1791 (pas de traces de sa naissance, mais il se mariera en 1813 &#224; 22 ans)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Joseph, n&#233; en 1793. Il meurt le 27 germinal an IX (en 1801) ; Enterr&#233; sous le nom de GODRAU&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marie-Louise, n&#233;e en 1796&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Puis, plus tard, nous constatons que Fran&#231;ois GODREAU, sans doute veuf, est mari&#233; &#224; Jeanne PASQUE. Ce nom d'ailleurs variera jusqu'&#224; sa mort : PACQUET, PACQUIER.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont ensemble trois enfants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jean GODREAU (m&#234;me pr&#233;nom que son demi-fr&#232;re). Celui-ci meurt a 19 jours&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marie-Jeanne, n&#233;e en 1813&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Lucie, n&#233;e en 1815. Celle-l&#224;, on l'avait oubli&#233;e. En effet, en 1815, encore plus de registres &#224; la POMMERAIE. C'est qu'au moment du retour de Napol&#233;on de l'Ile d'Elbe (les 100jours), des &#233;meutes ont lieu de nouveau dans l'Ouest. Les nobles organisent un soul&#232;vement. Car ils ont peur que la cause du roi soit menac&#233;e par ce retour de Napol&#233;on. Auguste de la ROCHEJACQUELIN revient au galop de PARIS en Anjou et parcourt les environs de CHATILLON et 8RESSUIRE en soulevant les anciens combattants de la Grande-Guerre. Sans doute beaucoup d'habitants des campagnes r&#233;pondent pr&#233;sent.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mais voil&#224; : en 1835, Lucie a 20 ans. Elle veut se marier mais elle n'a pas d'acte de naissance ! Il faudra donc, comme beaucoup d'autres, un acte de notori&#233;t&#233; pass&#233; devant le Juge de Paix, avec des t&#233;moins attestant qu'elle est bien la fille de Fran&#231;ois GODREAU de Vil-creux et qu'elle a environ 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean GODREAU, l'a&#238;n&#233; des enfants de Fran&#231;ois se marie le 21 novembre 1813 &#224; la POMMERAIE, avec Marie BAUDIN, &#226;g&#233;e de 22 ans, de ST MESMIN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me jour, sa petite soeur Marie-Louise (17 ans) se marie avec Marie BAUDIN. Ces BAUDIN &#233;taient bordiers au village de Tutet, &#224; St MESMIN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que deviennent Marie-Louise et Ren&#233; ? Je ne sais. Par contre, Jean GODREAU va vivre avec son beau-p&#232;re Ren&#233; BAUDIN. Il change donc de commune, passant de la POMMERAIE &#224; St MESMIN. Mais la ferme devait &#234;tre bien petite, car un peu plus tard nous retrouvons Jean GODREAU, journalier, domestique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La nouvelle bourgeoisie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si la R&#233;volution a apport&#233; un esprit nouveau, des moeurs nouvelles, des institutions nouvelles (les imp&#244;ts, la justice, l'administration), elle n'a pas &#233;tabli l'&#233;galit&#233; comme elle le promettait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans la r&#233;gion de POUZAUGES comme ailleurs, la d&#233;ception est grande de voir que les petits bourgeois, ceux qui avaient &#233;t&#233; l'&#226;me de la R&#233;volution, vont souvent agir comme des profiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les biens de l'Eglise, les biens des nobles exil&#233;s, ont &#233;t&#233; confisqu&#233;s. A partir de 1810, ces biens sont revendus, parfois pour un prix d&#233;risoire. Qui en profite ? De petits bourgeois &#034;r&#233;publicains&#034; ceux-l&#224; m&#234;me qui avaient l'&#226;me de la R&#233;volution, qui se constituent de petites fortunes. Ainsi Bertrand au BOUPERE, De la Douepse &#224; POUZAUGES S&#233;bastien Dillon &#224; la FLOCELLIERE, Pierre Caillaud &#224; la CHATAIGNERAIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution a d&#233;truit la f&#233;odalit&#233; avec ses abus, ses bons c&#244;t&#233;s. Elle a mis sur les rails la propri&#233;t&#233; individuelle. Ce n'est pas une r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait de &#034;bourgeois&#034;, on trouve &#224; St MESMIN un Louis-Jean-Baptiste GODREAU, n&#233; en 1789. Vers 1840, il habite au bourg. Il est port&#233; comme propri&#233;taire, aubergiste, sans profession ! Il est membre du Conseil Municipal, il remplace souvent le maire, et il signe d'une signature de belle allure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a deux fils :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Victorine, c&#233;libataire&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Elie-F&#233;lix. Celui-ci est tant&#244;t port&#233; &#034;sans profession&#034; , tant&#244;t &#034;marchand de boeufs&#034;. Il &#233;pouse une Flavie Julie GABORIT, propri&#233;taire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;De ce couple naissent deux enfants, l'un mort &#224; 8 mois, l'autre &#224; 2 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elie-F&#233;lix d&#233;c&#232;de &#224; 33 ans, en 1849..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis-Jean-Baptiste le suit bient&#244;t dans la tombe. Voil&#224; donc une famille GODREAU -peut-&#234;tre riche celle-l&#224;- disparue. L'argent ne fait pas le bonheur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne semble pas que cette famille soit parent avec celle de Jean GODREAU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier aura 3 enfants : Pierre-Jean, n&#233; en 1815 : Fran&#231;ois, n&#233; en 1818 ; Marie, n&#233;e en 1820. Elle meurt &#224; 26 ans, c&#233;libataire, servante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 20 ans de mariage, Jean GODREAU est veuf. Il se remarie le 26 juin 1834, avec Anne-Marie ROBICHON, &#224; POUZAUGES. Lui, a 43 ans, il est domestique au Bas-Baradeau ; elle a 36 ans, elle est domestique &#224; Champort&#233; de POUZAUGES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils auront un enfant de ce deuxi&#232;me mariage, Pierre ou Pierre-Marie n&#233; en 1838.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;V - Fran&#231;ois Godreau &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois GODREAU na&#238;t donc le 17 mars 1818 &#224; St MESMIN. Son p&#232;re ne sait pas signer, note Monsieur NAU, maire. Mais il faut observer que cette situation est celle de l'immense majorit&#233; des habitants. Tr&#232;s peu d'&#233;coles encore &#224; cette &#233;poque. Il faudra attendre la moiti&#233; du XIX&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; si&#232;cle pour qu'un mouvement se cr&#233;e autour de l'enseignement qui am&#232;nera &#224; l'institution de l'&#233;cole obligatoire de Jules FERRY en 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-l&#224; sera comme les autres : journalier, domestique. Nous le retrouvons domestique &#224; la B&#233;dlini&#232;re de St MESMIN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis le voil&#224; jeune homme. Est-il appel&#233; &#224; faire son service militaire ? Probablement pas, car dans ce temps-l&#224; le service dure 7 ans et il se marie &#224; 23 ans. On proc&#232;de en ce temps au tirage au sort, celui sur qui tombe la malchance part pour un septennat, &#224; moins ... qu'il puisse racheter ce service et faire partir quelqu'un d'autre &#224; sa place. L'historien Augustin HERAULT nous dit que vers 1850, le service se &#034;ra -chetait&#034; pour un peu moins de 2 000 F., et que m&#234;me des domestiques se saignaient aux quatre veines pour racheter plut&#244;t que de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois va trouver femme &#224; St MESMIN, en la personne de Perrine MERLET, d'un an son a&#238;n&#233;e. Ils se marient le 8 septembre 1841 &#224; la mairie de POUZAUGES. Pourquoi POUZAUGES ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le retrouvons bient&#244;t &#224; REAUMUR, o&#249; na&#238;tront leurs enfants &#224; partir de 1843.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois est bordier &#224; la Girardi&#232;re de cette commune. Perrine est tisserand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont donc mont&#233; d'un degr&#233; dans la hi&#233;rarchie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Vous aurez la suite (et la fin) l'an prochain dans le n&#176; 11 du Trait d'Union.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
